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Le marbre, la pierre et le plâtre

A l'époque médiévale, le marbre était rare au Maroc et on l'importait d'Algérie ou d'Andalousie. Il servit à paver les cours des grands édifices anisi qu'à l'orenementation des vasques, fontaines, rebords de bassins... Mosquées et medersas, attestent encore, l'emploi fréquent de ce matériau habilement travaillé; en témoignent les chapiteaux de la mosquée el Karawiyine de Fès ou les vestiges provenant du fameux palais de la Badia à Marrakech. On utilisait également le marbre dans l'architecture funéraire: nécropole du Chellah à Rabat, ou mausolée des princes saadiens à Marrakech.
La pierre taillée était réservée au parement des façades, notamment à l'encadrement des portes, parfois enrichi de sculptures. Elle joua, comme le montre la porte des Oudaya à Rabat, surtout un rôle décoratif. Le plâtre remplace la pieere à l'intérieur des salles et même sur les façades des cours. Sur une surface enduite de plâtre, l'artisan traçait à la pointe sèche le dessin projeté puis, à l'aide de ciseaux et de burins, découpait dans le plâtre frais les ornements dont il avait fait le croquis. Cette sculpture sur plâtre ne fait intervenir qu'n nombre restreint de formes décoratives mais les artisans évitaient la monotonie des motifs sans cesse repris, en défonçant plus profondément certaines zones, créant des effets d'ombre plus ou moins accentués.