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Les Beni Merin furent bientot assez puissant pour installer à Fès une dynastie,
les Mérinides, tandis qu'à la chute de Marrakesh (1269) périssait le dernier
souverain almohade.
Cependant, les nouveux maitres du Maroc ne parvinrent pas à soumettre de
facon permanente la totalité du pays. Certes Abou el Hassan reconstitua en 1347
un empire berbère, de l'Atlantique à Gabès; mais ce fut un édifice fragile que
son fils Abou Inan dut reconquerir... et perdit a nouveau. Après la mort de ce
dernier (1358) commenca un lent déclin pour la dynastie: les grandes familles
se partagèrent le pouvoir, des tribus se rendirent indépendantes, les Portugais
prirent pied a Ceuta.
La dynastie a pourtant connue un reel prestige aux 13e et 14e siecle. Les
sultans mérinides sont surtout célèbres pour le faste avec lequel ils ont repris
la tradition du mécénat dont les arts et les lettres ont largement profité. C'est
l'époque d'Ibn Battuta et surtout d'Ibn Khaldoun: homme politique, diplomate,
on lui doit une oeuvre historique qui dépasse le cadre de la chronique en
cherchant à assigner "aux évènements politiques leurs causes et leurs origines".
Moment fragile et charmant ou l'art du Maroc a atteint un degré de raffinement
dont témoignent la nécropole de Chellah, à l'entrée de Rabat, et les médersas
dont ils ont paré les villes (Salé et Fès).
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