Découvrir
l'association
Le bureau
La dernière
mission
Le coin photos
Le coin presse
Le Maroc


Nous écrire

Le Maroc au 20ième siècle

Ces privilèges économiques s'accompagnèrent de l'apparition de pouvoirs féodaux (les Glaoua, les Goundafa...) jouant souvent un double jeu et contribuant à l'affaiblissement du sultanat que minaient des querelles de succession et des révoltes violentes contre les ressortissants étrangers tandis que le pays devenait le champ clos des rivalités européennes.
En 1902, l'Italie reconnaissait le Maroc comme zone d'influence francaise, en échange de la Tripolitaine (actuelle Libye); en 1904, l'Angleterre abandonnait ses prétentions pour peu qu'on lui laisse les mains libres en Egypte. L'Espagne, enfin, reconnaissait l'hégémonie francaise en échange de deux zones qu'elle considérait comme historiquement sienne: le côte méditerranéenne au Nord, autour des présides de Ceuta et Melilla; et sur l'Atlantique une territoire situé au sud d'Agadir. Ces arrengements eurent le don d'irriter Guillaume II qui reconnut à Tanger, en 1905, le principe de la souveraineté du sultan et déclencha une cris qui faillit provoquer une guerre européenne et finit par déboucher sur la conférence d'Algésiras qui placait le Maroc sous un protectorat international dont la France et l'Espagne étaient les garants.
Une révolte populaire servit de prétexte à une intervention militaire francaise avec la prise d'Oujda (1907) puis la conquête du Maroc oriental (1908) tandis qu'une force hispano-francaise occupait Casablanca. Après une guerre avec les Rifains, les Espagnols s'emparaient de Larache, Asilha et Ksar-el-Kébir. L'abandon des prétentions allemandes en échange du Congo permettait alors au Francais d'investir la majeure partie du Maroc et, le 30 mars 1912, le traité de Fès consacrait leur protectorat sur la plus grande partie du pays; une convention annexe instituait en novembre le protectorat espagnol, tout en maintenant le principe de l'unité du pays sous la souveraineté théorique du sultan.
Cependant, un soulèvement sanglant à Fès conduisait la France à installer un militaire comme résident général, le général Lyautey (1854-1934) qui entreprit alors la pacification du paus en s'appuyant sur les divisions locales entre caïds, les interventions militaires (le "Maroc utile" fut soumis en 1914, le Moyen Atlas en 1920, le Rif, le Tafilalet et le Sahrho en 1934) et le développement économique. Quand au Espagnols, ils durent faire face à la révolte du Rif menée par Abd el-Krim et essuyer le désastre d'Anoual (1918) avant de réduire la résistance avec l'aide de l'armée française en 1926.
La période du protectorat vit, certes, la réalisation de progrès économiques: création d'infrastructures routières et ferroviaires, construction de barrages pour la production d'electricité et l'irrigation; fondation de cliniques, d'hopitaux; creusement du port de Casablanca; prospection et exploitation des richesses minières; essor de l'agriculture grâce à l'intriduction de méthodes permettant d'élever les rendements. Maisla logique de cet essor demeurait coloniale etle sentiment national, d'abord perceptible dans le bled, gagnait peu à peu la bourgeoisie dont les enfants, fomrés dans les écoles françaises, contestaient les méthodes de la Résidence et acheminèrent le pays vers l'indépendance, revendiquée dès 1943 par le Parti de l'Istiqlal.
Au mois de juin de la même année Mohammed V amorce, par une entrevue secrète avec le président Roosevelt, une diplomatie personnelle qui le rapproche des partis nationalistes. Il avait invitéson peuple, dès le début de la seconde guerre mondiale, à apporter tout son appui aux Alliés; aussi, après le débarquement américain près de Casablanca, de nombreux Marocains servirent-ils en Tunisie puis en Europe.
Après la geurre, Mohammed V réclame au gouvernement français l'abolition du protectorat. En 1953 un complot animé par le Glaoui, pacha de Marrakech, aboutit à sa déposition, à son remplacement par Mohammed Ben Arafa, à son exil à Madagascar. Mais le nouveau sultan ne parvient pas à s'imposer; l'agitation gagne tout lepays et Mohammed V, rappelé, retourve son trône. Le 2 mars 1956, la convention proclamant l'indépendance du Maroc est signée. Le 7 avril, l'Espagne met fin à son protectorat dans le Nord et, le 29 octobre, le statut international de Tanger est à son tour abrogé.

L'Etat marocain

Outre son rôle sur le scène internationale, Mohammed V (1909-1961) a incarné en 34 ans de règne, l'éveil de son pays à la souveraineté nationale. En évitant les obstacles qui eussent compromis le franchissement des étapes décisives dans la voie du progrès, tels que l'exode des Européens ou l'ajournement de la reconnaissance des droits civiques aux Marocains, il a assuré l'avenir. Par son autorité il a rendu le prestige à la monarchie (il prit en 1955 le titre de roi), préservé l'unité territoriale du pays, contenu les mouvements de dissidence et endigué les exaltations. Dans le domaine des institutions, c'est lui qui elabora la Constitution, plusieurs fois modifiée avant d'être promulguée par son fils S.M. Hassan II et ratifié par réferendum en mars 1972.
Le Maroc doit également au roi Hassan II la modernisation de son économie et de sa vie politique avec lamise en place en 1998 d'un gouvernement d'alternance.

Précédent Suivant
Ceci est une version simplifiée : venez visiter la version complète !