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Le règne des Idrissides, au IXe siècle, marque la véritable naissance de l'art islamique au Maroc et plus
particulièrement à Fès où le travail du bois connut un vif essor. Ce bois, taillé en fines lamelles pour
composer de grandes marqueteries, tourné ou sculpté, fut parfois rehaussé de peintures. Le plafond de la
Koutoubia de Marrakech, inaugurée en 1158, tient à la fois de la charpenterie et de la menuiserie. Ces
plafonds almohades forment généralement des troncs de pyramides: de minces pourelles accolées
aux chevrons forment des trapèzes et, entre ces poutrelles, des baguettes délimitent des caissons
polygonaux peints de divers motifs.
Au XIIIe siècle, l'art du bois évolue en utilisant largement le bois de cèfre, qiu donne à l'architecture
locale un caractère unique. Le cèdre odorant couvre les édifices civils et religieux; les artisans
y taillent, assemblent et décorent des corniches soutenues par de nombreux supports, de hautes frises
ainsi que des tympans. Ils montrent également leur talent dansla confection de grands vantaux en bois
assemblé et sculpté qui ornent les chambres. Ils réalisent les balustrades de bois qui rythment
les façades intérieures et cette menuiserie du bois tourné s'est perpétuée jusqu'au début du XXe siècle.
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